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Dimanche 13 avril 2008

Les discussions avec le PS n’ont pas avancé

Suite à l’article paru dans le Monde, Claude Nicolet, secrétaire national du MRC aux questions internationales, a transmis le message qu’il a adressé aux correspondants locaux, apportant les précisions suivantes.

« Il n'a jamais été question d'organiser un congrès du MRC en juin de cette année, encore moins de fusionner avec le PS lors du sien en novembre. Le secrétariat national, qui a eu lieu la veille de la parution de cet article, en présence de Georges Sarre et de Jean-Pierre Chevènement, n'a à aucun moment évoqué de pareilles perspectives.
Georges a évoqué l'organisation d'une convention en juin il y a déjà de nombreuses semaines.

L'idée de la refondation de la gauche et d'un "nouvel Epinay" n'est pas une idée neuve chez nous et nous utilisons depuis longtemps déjà cette formule qui a le mérite d'être claire.
Les divergences politiques de fond avec le PS sont nombreuses (Traité de Lisbonne par exemple) et n'ont fait l'objet d'aucune discussion digne de ce nom.
Des "contacts existent", dit le journal : c'est la moindre des choses entre formations politiques de la même famille et il n'y a là rien de nouveau ni de scandaleux.
Le Monde a encore une fois privilégié la forme à l'analyse de fond. Le débat sur la refondation de la gauche est un débat honorable, que nous devons avoir et que nous devons piloter.

Jean-Pierre Chevènement nous a fait part de sa colère quant à la parution de cet article, qui est fondé sur des rumeurs, des bruits de couloirs, indigne d'un journaliste.

Il nous a affirmé qu'il n'était pas question de fusionner avec le PS au regard notamment des raisons citées plus haut, mais bien de se placer dans une perspective générale de refondation et pas autre chose
.
Il convient donc de conserver son calme et sa sérénité devant cette petite tentative de déstabilisation.

Selon les messages que j’ai reçus après la diffusion, hier, de l’article du Monde, l’idée de rejoindre le PS fait l’unanimité contre elle. Leurs auteurs se reconnaîtront.

Du sud-ouest : « Moi, j'avoue que ce n'est pas ma stratégie préférée ; rester à l'écart pour préparer les élections européennes me parait pour le moment le plus utile avec tous ceux qui ont voté non au référendum de 2005... Le PS me parait trop hétérogène et sans leader pour que s'y rallier maintenant ait un sens, nous nous y diluerions complètement.

Le 9 Mars c'est l'union à gauche qui a gagné, bien sûr le plus souvent avec des têtes de listes PS mais il n' y a pas que nous qui ayons obtenu des places d'élus le PC, les Verts....aussi ont été chaque fois concernés, ils ne proposeront pas pour autant de disparaître... ».

 

Du sud-est : « Depuis plusieurs années on se trompe de cap, nous devrions aujourd'hui tenir bon au moins jusqu'aux européennes où nous pourrions participer à un front antilibéral ».

 

Du nord-ouest : « Je suis évidemment favorable à un nouvel Epinay mais je n'y crois pas trop surtout au moment où la dérive du PS se poursuit ».

 

 

1/2

De l’ouest : « Hors de question de rentrer au PS : trop de choses nous séparent. Le PS est un parti quasi-centriste, européiste et démagogue. Il n'a cessé, depuis 2002, de vouloir écraser les républicains, les gaullistes de gauche, les jacobins, bref le MRC. Il mène la même politique vis à vis d'autres formations de gauche, comme le PRG. La campagne récente l'a bien montré. Et nous irions nous fondre dans ce parti là ? Ce sera sans moi, désolé.

Nous ne pourrons nous développer - et défendre les options républicaines - que si nous sommes sûrs d'agir dans le long terme. Impossible d'agir si, tous les deux ans, la question d'une fusion avec le PS est posée sur la table !

Bien au contraire, puisqu'il n'y a plus d'échéances électorales majeures, nous avons le temps pour nous ! Le temps d'agir. Le temps de convaincre. Le temps aussi de faire constater aux citoyens que les options actuelles que nous dénonçons vont avoir les conséquences néfastes que nous prédisons.  

En outre, au lieu de penser à entrer dans le PS, nous ferions mieux de convaincre ceux qui veulent sortir du PS qu'ils peuvent venir avec nous

LES REPUBLICAINS DE GAUCHE NE SONT PAS MORTS ! IL EN RESTE ! ILS DEMANDENT SEULEMENT QU'ON LEUR LAISSE LE TEMPS ET LA POSSIBILITE D'AGIR !

 Pour ma part, j'ai 35 ans, et il y a des camarades encore plus jeunes au MRC : qu'on nous laisse oeuvrer. Si, à nos âges, nous sommes au MRC et pas dans des grands partis, c'est parce que nous nous sommes engagés non pas par carriérisme, mais bien par conviction ».

« Une précision : il s'agit d'un article du Monde, qui arrange la situation du MRC à sa sauce, laquelle n'est pas bonne pour nous.

Nous verrons ce que Jean-Pierre Chevènement dira dimanche. Il semble effectivement las de voir se dégrader la situation de la France, sans que la gauche amorce une alternative républicaine. Il constate que les positions du MRC ne sont pas à la hauteur de ce qu'il souhaitait, c'est le moins qu'on puisse dire.
Alors, il va proposer de lancer un appel à un nouvel Epinay, tout en étant conscient que la situation actuelle est bien différente de 1971. Mais il doit avoir des relations avec des dirigeants du PS, qui laissent espérer qu'il y aura un déclic dans ce parti avant son congrès de novembre.

A mon avis, il faut laisser ouvertes toutes les possibilités d'avenir du MRC, selon l'évolution du PS. Pour nous, rejoindre le PS n'est envisageable que si le PS fait des choix stratégiques de refondation de la gauche sur des bases républicaines.
Ce qui sortit du congrès d'Epinay, en 1971, était une véritable surprise.
La tendance droitière (Mauroy-Defferre) de la SFIO s'alliant avec la tendance qui apparaissait révolutionnaire au sein de la SFIO (le CERES de Chevènement et Sarre), pour faire appel à François Mitterrand, le républicain de gauche, rassembleur de la gauche en 1965 (face à de Gaulle), ce n'était pas évident et cela n'a pas été compris sur le moment.
C'est pourtant ce qui a permis, dix ans plus tard, de gagner l'élection présidentielle.


Le PS actuel est profondément divisé et travaillé par Ségolène Royal, qui veut faire bouger les lignes et, même, casser les clivages qui datent de vingt ans (le congrès de Rennes, en 1990, j'y étais).
Elle suscite des rapprochements entre les proches de Fabius, Strauss-Kahn, Montebourg, qui veulent éviter un duel Royal-Delanoë, ce qui les obligerait à choisir entre les deux. Ils sont plus près de Delanoë, mais derrière celui-ci, il y a Jospin, l'éternel rival de Fabius.

On ne peut savoir ce qui va en sortir. Mais, c'est une situation qui peut nous permettre d'exercer une influence sur la stratégie de la gauche pour gagner l'élection présidentielle de 2012. Je suis persuadé que Jean-Pierre Chevènement a sa petite idée sur la question ».

 

 

 

Par CM91 - Publié dans : Communiqué
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Lundi 7 avril 2008

Mercredi 2 avril 2008.

 

 

L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.

Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.

Le Figaro : Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre Chevènement :
Je suis surpris par la violence
des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.

 

Les détracteurs évoquent un retour en arrière…
La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.

La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?
Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dé­rives nuisibles aux enfants. J'es­père que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.

 

Par CM91 - Publié dans : Communiqué
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Lundi 7 avril 2008
Après un nouvel épisode électoral qui a vu sa présence minorée, la question est posée au Mouvement républicain et citoyen (MRC). Son mentor, Jean-Pierre Chevènement, s'est donné jusqu'à la mi-juin pour trancher, lors d'un congrès.

M. Chevènement espère "peser" sur celui du PS, début novembre. "Si le PS retrouve en lui la force de redéfinir une stratégie, si je peux aider, je le ferai", déclare-t-il. L'ancien ministre estime qu'il a "tout tenté" : "l'intérieur" du PS durant trente ans et "l'extérieur" à partir de 1992. "Nous voyons comment c'est difficile", lâche-t-il. Il sait que le MRC a été une base de repli et qu'il ne peut la maintenir. Or le "Che" ne veut pas renoncer à jouer un rôle à gauche.

Les élections législatives de 2007 ont mis à terre ses amis. L'ancien ministre a été battu à Belfort et la présence des républicains de gauche à l'Assemblée se résume à un siège. Les municipales n'ont guère pansé les plaies : si, symboliquement, la mairie de Belfort a été conservée, le nombre d'élus MRC a baissé et la plupart doivent leur siège à une alliance avec le PS. Quant aux 4 000 adhérents revendiqués, ils commencent à lorgner vers le PS.

"L'isolement commence à leur peser", constate Marie-Noëlle Lienemann, députée socialiste européenne. "Le mouvement ne peut plus continuer comme ça", plaide Sami Naïr, proche de l'ancien ministre de l'intérieur. Si M. Chevènement continue à défendre sa "spécificité républicaine", il multiplie les signes. Le 12 février, il a encensé le congrès d'Epinay, "moment fondateur du PS". Il fait référence à l'initiative de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, qui ont lancé un appel pour la création d'un grand parti de la gauche. "Sa famille politique est demeurée le Parti socialiste", glisse un proche de François Hollande.

"NOUVEL EPINAY"

Depuis la campagne présidentielle passée auprès de Ségolène Royal, les contacts avec la direction du PS n'ont jamais cessé. "Dans nos discussions, on sent qu'il a passé un cap, celui de l'éventualité d'un retour. Nous attendons que le MRC prenne la décision. Pour nous, ce sera forcément oui", assure Bruno Leroux, responsable des élections au PS.

M. Chevènement doit encore ménager ses troupes. Pour le moment, donc, pas question de fusion : "Nous n'allons pas rentrer au PS en pénitents mais participer à une refondation nécessaire à gauche", martèle-t-il. Lors du conseil national, dimanche 6 avril, il veut que son petit parti lance un appel pour un "nouvel Epinay". En écho à la proposition de François Hollande pour une "fédération de la gauche". "Le PS, ce n'est plus la pensée unique. Pour sortir de la nasse, des décisions vont être prises rapidement", assure M. Naïr.

 

 Article paru dans le Monde – le 3 avril 2008-04-03

Par CM91 - Publié dans : Communiqué
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Lundi 7 avril 2008
Dépêche AFP, dimanche 6 avril, 18h56.


 

Jean-Pierre Chevènement pourrait reprendre en juin la présidence exécutive
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui souhaite aujourd'hui "la
création d'un grand parti de toute la gauche", a-t-on appris auprès du parti
dimanche, à l'issue d'un conseil national.

Selon un communiqué du MRC, le conseil national s'est "félicité de la
disponibilité de Jean-Pierre Chevènement (actuellement président d'honneur
du MRC) à reprendre la présidence active du MRC à l'issue du congrès de
juin".

Le conseil national a également "manifesté" dans un texte d'orientation "la
volonté du MRC de s'inscrire dans un processus de refondation républicaine
par la création d'un grand parti de toute la gauche".

"Cette refondation ne saurait en aucun cas être confondue avec une adhésion
au PS. Il s'agit de créer un électrochoc pour rassembler toutes les
sensibilités, attirer les nouvelles générations et ancrer la gauche dans le
peuple", selon le parti.

Le MRC "offre à la gauche un projet républicain, comportant notamment la
possibilité de nationalisations partielles ou totales, pour préserver le
tissu productif", précise-t-on de même source
.

Par CM91 - Publié dans : Les positions du MRC
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Lundi 7 avril 2008
Projet du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 6 avril 2008.


 

Un projet républicain plus que jamais d'actualité

 

1 - EN FRANCE


1-1 – La République relevée


La souveraineté, la démocratie, la loi

Refonder les institutions européennes sur la démocratie, c'est la refonder
sur les souverainetés nationales qui sont inaliénables. Cela n'exclut
nullement des transferts de compétences, des compétences exercées en commun,
mais à condition que celles-ci soient démocratiquement contrôlées.

Les droits de l'homme sont indissociables de ceux du citoyen, qui constitue
une parcelle du souverain ; ils sont donc liés à la souveraineté nationale.
Le « droitdel'hommisme » qui veut l'ignorer, et qui d'ailleurs s'évanouit à
l'exercice du pouvoir, est une tromperie.

En République, le citoyen n'a qu'un maître : la loi, qui doit être égale
pour tous. Il est urgent de simplifier la loi, de mettre un terme à la
prolifération réglementaire, nationale comme européenne. Prendre le citoyen
au sérieux c'est garantir la clarté et la lisibilité de la loi.

 

Le renouveau de l'Etat

L'Etat est l'instrument par lequel le bien commun s'affirme par dessus les
intérêts particuliers. Pour réformer l'Etat, il faut clairement fixer ses
tâches : fonctions régaliennes, fonctions anticipatrices, fonctions de
stratège et missions d'intérêt public : transports, énergie, recherche,
aménagement du territoire… Décentralisons, mais dans la République et dans
le respect de la solidarité nationale ! Cessons d'opposer les collectivités
locales à l'Etat : tous doivent servir le bien public. Le développement de
l'intercommunalité de la loi de 1999 montre que c'est possible.

La reconquête des territoires

Une vigoureuse politique d'aménagement du territoire doit viser la
reconquête de l'espace français, pensée en fonction des défis européens.

Pour réorienter la politique de la ville il faut clarifier les choix :
quelle égalité bâtir, pour quelle citoyenneté, dans quelle nation ? Aux «
politiques d'intégration » doit succéder une volonté nationale de plein
accès à la citoyenneté, replaçant les valeurs républicaines au cœur du pacte
social, rejetant dans les actes les réflexes communautaristes.


1-2 – Revaloriser le travail

Rééquilibrer les revenus du travail et du capital

La revalorisation du travail, par rapport aux revenus du capital, peut
commencer en France par la réforme des charges sociales. Nous proposons que
les cotisations sociales patronales, aujourd'hui assises sur les salaires,
soient graduellement remplacées par une taxe assise sur la valeur ajoutée
comptable de l'entreprise. Les cotisations salariales, à l'exception de la
retraite, doivent être transférées vers une CSG ne supportant pas l'impôt.
Ces transferts permettront aux entreprises de poursuivre l'effort de
revalorisation du SMIC et de rendre aux salariés du pouvoir d'achat. A
l'inverse, les revenus du capital seraient appelés à financer bien davantage
la protection sociale.

Garantir les protections sociales

Le chômage important des jeunes et des salariés après 50 ans constitue un
immense perte de cotisations pour les régimes de protection sociale. L'issue
n'est pas dans les fonds de pension qui ne font qu'engendrer de nouveaux
risques. Elle est dans la réforme de l'assiette des cotisations,
l'amélioration du taux d'activité en fin de carrière… et dans le recul du
chômage.

Nous voulons renforcer un système de protection universel, égalitaire et
solidaire, dégagé des contraintes de rentabilité mais équilibré
financièrement. Nous proposons de rendre au Parlement un rôle directeur dans
la politique de santé publique et dans les dépenses de santé : (politique du
médicament, libérée des pressions des grands groupes pharmaceutiques,
modernisation de l'hôpital public, et synergie entre médecine de ville et
établissements, Agences régionales de santé, organisation du risque
dépendance, etc.

1-3 – La citoyenneté affermie


Face à l'individualisme, la citoyenneté est le rappel de l'intérêt général
et le civisme est la forme la plus élaborée du lien social. Si la
citoyenneté traverse aujourd'hui une crise, ce n'est pas le modèle
républicain qui est en cause, mais les coups de boutoir qui le frappent jour
après jour, au nom de l'individualisme exacerbé, du culte de la réussite
personnelle par l'argent, des communautarismes. C'est aussi parce que
l'intérêt général est perdu de vue.

L'égalité entre les hommes et les femmes est le premier défi à relever par
le principe de citoyenneté, devant lequel les traditions, les cultures, les
religions doivent céder le pas.

L'égal accès à la citoyenneté est devenu un enjeu majeur : aux jeunes issus
de l'immigration, aux jeunes stigmatisés par leur quartier de résidence ou
leur couleur de peau, nous devons tenir la promesse républicaine d'égalité.
L'Etat ne doit pas rester observateur ou juge pénal : il doit devenir acteur
de cette promotion volontaire.

Il faut donner sens à l'immigration, à condition que celle-ci soit régie par
des règles claires et ne soit pas perpétuellement agitée par les démagogues,
qui prennent le risque grave de déstabiliser les populations installées sur
notre sol. Les quota d'origine ne sont pas acceptables en raison de leurs
critères ethniques ou raciaux ; les quota par profession ne peuvent être
utilisés qu'en accord avec les pays d'origine afin de ne pas organiser le
pillage des cerveaux du Tiers Monde. Pour apaiser les peurs, donnons sens à
l'immigration : les nouveaux venus, futurs citoyens de la République, feront
la France de demain.

Au nom de la laïcité, nous devons veiller à ce qu'aucune distinction
religieuse ne s'impose dans l'espace public, à ce que l'ethnicisation des
rapports sociaux soit combattue, à ce que la liberté de l'esprit, de la
recherche, de la création soit garantie. Le premier combat laïque
d'aujourd'hui est à livrer contre l'enfermement dans le communautarisme.

Le droit égal pour tous à la sûreté doit s'imposer aussi bien face à la
démagogie sécuritaire que face à l'angélisme : police de proximité, loi de
programmation pour la justice en sont les outils.


1-4 – Refonder l'Ecole


Il est temps de recentrer l'Ecole sur ses missions premières : la
transmission des savoirs et des valeurs, et relever l'autorité qui la rend
possible, celle des maîtres. La maîtrise des savoirs élémentaires en
primaire est la clé de toute réussite ultérieure. Une priorité doit être
donnée à la maîtrise de la langue française qui conditionne tout le reste…
La République doit conforter ses enseignants : ils ont la tâche ingrate
d'inculquer le goût de l'effort dans une société hédoniste, le sens du
travail dans un monde où la réussite par l'argent est portée au pinacle, la
joie de comprendre, la fierté de s'élever, dans un environnement où tout
concourt à la crétinisation de masse.

La formation de la citoyenneté est la deuxième grande mission de l'Ecole.
L'instruction civique doit transmettre les valeurs de la citoyenneté.

Dans l'enseignement supérieur, nous devons faire face au tarissement du
nombre d'étudiants dans les filières scientifiques et techniques. Des
bourses incitatives seraient nécessaires. L'orientation, à l'Université, au
cours du premier cycle doit répondre au défi que constitue l'abandon par de
nombreux étudiants de leur cursus. Nous avons également proposé que l'Etat
et le service public financent les études de jeunes de milieu modeste qui
s'engagent ensuite à servir durant dix ans.


1-5 - Science, culture, environnement


Les relations de l'homme et de la nature revêtent une dimension planétaire :
effet de serre, réchauffement du climat, conséquences sur le niveau des
océans et sur les terres habitées des rivages, amenuisement de la
biodiversité… Y faire face suppose de mobiliser les capacités de la raison
et de la science, et non de sombrer dans un millénarisme aveugle.

L'éthique de responsabilité face à l'environnement et à l'avenir de la
planète est une dimension moderne du civisme et de la citoyenneté. Il faut
penser l'écologie de l'humanité, et réintroduire la responsabilité des
nations face au devenir de l'humanité.

Un projet républicain fait confiance à la création et aux créateurs. Il
s'agit de les défendre face à la marchandisation générale, et de promouvoir
l'exception culturelle. Il s'agit aussi de favoriser la participation du
plus grand nombre à la vie culturelle, en ressoudant ainsi le sentiment
d'appartenance. Nous proposons en même temps d'ouvrir la culture française
sur le monde et de faire de la francophonie une dimension majeure,
culturelle et politique.



2 - EN EUROPE

2-1 – Face à la crise, renouer avec la croissance

La crise qui a commencé de s'abattre sur l'Europe appelle des remises en
cause énergiques pour éviter d'être entraînés dans la spirale du désastre
économique.

Changer l'architecture de la zone euro

Dans la zone euro il faut anticiper d'urgence pour surmonter la vague
récessioniste venue d'Amérique :
- renégocier le Pacte de stabilité, et à tout le moins exclure du calcul du
déficit budgétaire comparé les dépenses d'investissement productif, de
recherche et de défense.
- modifier les statuts de la Banque centrale européenne afin d'inclure dans
ses missions la nécessité de veiller à l'emploi et à un haut niveau
d'activité et définir l'inflation de manière réaliste
- instituer un gouvernement économique de l'euro assuré par l'Eurogroupe, et
autorisé à donner des orientations à la BCE. La politique du change doit
être reprise en main.

L'innovation et la recherche

Les vœux pieux du sommet de Lisbonne en matière de recherche et de
technologie ont heurté le mur du pacte de stabilité. Nous proposons de
porter à 3% du PIB l'effort de recherche français, en déduisant ces
engagements des déficits budgétaires comparés.

La politique industrielle

La politique industrielle doit reprendre ses droits . Elle a été ramenée par
la Commission de Bruxelles à une simple politique de la concurrence
empêchant d'ailleurs de faire naître en Europe des champions mondiaux. Les
défis que nous lancent les pays émergents, la montée des « fonds souverains
» exigent un changement de cap. L'Europe doit promouvoir une politique de
l'offre, dans le domaine de l'industrie comme dans celui des services.

Dans les secteurs industriels vitaux et stratégiques, l'Etat doit exercer
une mission de sécurité absolue. Son droit de regard, sous forme de golden
share par exemple, est légitime. Des coopérations renforcées dans les
domaines industriels clés doivent pouvoir se nouer, sans l'aval préalable de
la Commission, avec un nombre restreint d'Etats membres volontaires.

Pour mettre nos grandes entreprises à l'abri des prédateurs boursiers, des
moyens existent : contrôle des fusions boursières, constitution d'un pôle
d'actionnaires stable capable d'intégrer les exigences de moyen et long
terme pour l'entreprise, actionnariat salarié, qui à partir de 10 – 15%
offre une résistance solide aux opérations prédatrices.

L'énergie

Nos approvisionnements en pétrole et en gaz sont liés à la qualité de nos
relations avec les pays qui forment le grand voisinage de l'Europe :
Moyen-Orient et Iran, Maghreb, Russie. Une Europe européenne, soucieuse de
ses intérêts à terme, a autre chose à faire que d'emboîter le pas aux fiasco
de la politique américaine dans ces régions.

Les prix durablement élevés du pétrole, le besoin d'indépendance
énergétique, font que l'énergie nucléaire a un grand avenir devant elle.
L'avenir du nucléaire doit être préparé. Sur vingt ans, il faut prévoir de
gérer 500 tonnes de déchets, de manière sûre, durable et réversible. Ce
n'est pas inaccessible ! Cette priorité peut d'ailleurs fort bien se
conjuguer avec le développement des énergies renouvelables et avec une
politique sérieuse de maîtrise des dépenses énergétiques.

Le service public

Nous avons besoin de services publics performants et de qualité. La «
concurrence libre et non faussée » est le lacet avec lequel les libéraux
entendent étrangler le service public, en les mettant à la merci d'un
l'écrémage où le secteur privé s'octroie les activités rentables, ne
laissant au public que le secteur déficitaire, avant de disparaître.

Nous avons besoin d'une directive « service public », permettant sans
équivoque de préserver l'égalité d'accès des citoyens aux services de base.


Les paysans doivent pouvoir vivre de leur travail

Il faut réinventer la PAC et les principes qui l'avaient fondée : préférence
communautaire, prix rémunérateurs encourageant la qualité, souveraineté
alimentaire, en servant de nouveaux objectifs : agriculture paysanne,
sécurité et qualité alimentaires, rejet du dumping vis à vis des
agricultures des pays du Sud. Cette réinvention de la PAC doit permettre à
l'Europe de se nourrir par elle-même et aux paysans de vivre de leur travail
et non de subsides.



3 - DANS LE MONDE

L'incantation chère au président Sarkozy, ne suffit pas. La mondialisation
libérale, c'est la mise en concurrence des « coûts » du travail. Pour
revaloriser le travail, il faut changer les règles du jeu.

Pour protéger les acquis sociaux en Europe, la définition et le respect de
clauses sociales et environnementales à l'OMC doit être notre cheval de
bataille. Mais cette bataille sera rude et longue.

C'est pourquoi, dès à présent, l'Union européenne doit remettre en œuvre une
préférence communautaire, qui prévalait jusqu'en 1974 au sein du Marché
commun, et l'appliquer aux biens et aux services. Cette préférence
communautaire implique un tarif extérieur commun et c'est la seule manière
de garantir le niveau social européen.

La liberté des échanges ne peut valoir qu'entre zones de niveau économique
et social comparable. Même les libéraux découvrent que l'extension sans
limite du libre-échange n'apporte pas la prospérité. Il faut renverser ce
dogme pour sortir l'OMC de sa crise. Il faut au contraire lier le volume de
nos importations au niveau social et environnemental des pays à bas coût de
main d'œuvre. A la vision de l'OMC nous devons opposer un projet
d'organisation du commerce mondial par grands ensembles régionaux, de niveau
économique et social comparable, avec liberté des échanges à l'intérieur, et
régulation des échanges entre grandes zones.

La France doit rester une grande puissance politique

Plus que jamais, face à la crise qui s'annonce, c'est le contenu de la
construction européenne qui est en cause. Nous avons le devoir de proposer
un programme de mobilisation des instruments économiques (Pacte de
stabilité, statuts de la BCE, politique du change, etc…)

Il faudra aussi simplifier la procédure de coopération renforcée et pouvoir
y associer des pays du grand voisinage de l'Europe : Russie, Turquie,
Maghreb. Une Union pour la Méditerranée, pour voir le jour, ne pourra pas
faire l'économie des questions politiques (Turquie et UE, Proche-Orient,…)

L'échec des tentatives de fusion des nations par l'Europe, ou de fédéralisme
à 27, ouvre de nouvelles opportunités : nos relations avec l'Allemagne, mais
aussi avec l'Italie, dans certains domaines avec la Grande-Bretagne doivent
trouver de nouveaux développements.


Vers le Sud, le co-développement doit devenir une exigence. La France
républicaine doit faire entendre son message : il n'y a pas de développement
sans Etat, qui soit si possible un Etat de droit; il est nécessaire de
fonder des nations sur la citoyenneté et non sur le communautarisme ou
l'ethnicité; il est souhaitable d'organiser le développement avec le soutien
d'un Etat stratège, volontaire, garant du bien public.

La France peut jouer un rôle original et utile en direction du monde
arabo-musulman. Les interventions militaires, au lieu de faire reculer le
terrorisme, fouettent l'intégrisme. Ce n'est pas le choc des civilisations
qui vaincra la violence, mais la coopération Nord – Sud. C'est l'alliance
des civilisations qui peut tarir les sources du fanatisme et du terrorisme,
imposer une paix juste au Proche-Orient. Après le fiasco américain, le
moment est venu de faire valoir ces thèses.

Une défense indépendante

La défense est nationale; la dérive vers la fourniture de contingents aux
quatre coins de la terre et le plus souvent sous commandement américain doit
cesser. L'architecture de la défense doit être clairement perceptible : son
noyau, c'est la force de dissuasion qui autorise l'indépendance de notre
politique. En Europe, nous respectons pleinement les obligations du traité
de l'Atlantique Nord, mais nous récusons les tentatives de faire de l'OTAN
une organisation militaire internationale intervenant en Asie ou au
Moyen-Orient, et nous refusons la pente dangereuse qui nous conduit par
l'OTAN à un alignement sur la désastreuse politique de M. Bush.
 

 

 

 

Par CM91 - Publié dans : Les positions du MRC
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Samedi 22 mars 2008

Ci-dessous, la déclaration que Philippe Gautreau devait lire le jour le de la mise en place du nouveau Conseil municipal.

Le maire, Vincent Delahaye a « accepté » que seule notre tête de liste, Marie-Pierre Oprandi, fasse lecture d’une déclaration au nom de « Massy pour tous ». Le PCF et le MRC se sont vu rejeter leur demande de lecture ! Quelle belle leçon de Démocratie Monsieur le Maire !

 

 

 

21.03.2008

 

 

DECLARATION M.R.C. – MISE EN PLACE DU NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL 

 

 

 

 

Le M.R.C. Massy 91 a dès le mois de janvier, alerté la population massicoise sur le caractère politique de ces élections municipales. En effet, au-delà du débat local, où s’affrontent deux projets, la liste « Massy pour tous » réunissait l’ensemble des formations politiques et acteurs de la vie locale de Gauche, tandis que la liste « Massy pour vous » recevait les investitures du Modem, puis plus tard, de l’U.M.P, sans pour autant afficher la nature de ces accords en toute transparence à l’égard des massicois.

 

Néanmoins, les massicois ont fait le choix de renouveler leur confiance à M. DELAHAYE lequel a largement bénéficié de la « prime au maire sortant ». En tant que républicains et démocrates, nous en prenons acte. Pour autant, force est de constater que la Gauche massicoise doit tirer les justes enseignements du message envoyé par les massicois.

 

Plus que jamais, il nous semble nécessaire de travailler ensemble, avec toutes les composantes de la Gauche républicaine, socialiste, communiste et écologiste, tout en nous ouvrant le plus largement possible aux acteurs de la vie locale et associative.

 

Pour notre part, nous comptons bien nous y employer dès à présent.

 

En effet, durant les 6 années de mandat à venir, nous nous opposerons à la majorité actuelle lorsque nous jugerons une décision non conforme à l’idée que nous nous faisons d’une gestion municipale digne de Massy et à la hauteur des attentes et des besoins des massicois, sans dogmatisme et en toute transparence.

 

Merci de votre attention.

 

Par CM91 - Publié dans : La Vie de Conseil Municipal
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Mercredi 12 mars 2008
fredphilippeguillaume.jpg F.Seitz, P.Gautreau et G.Faucheux.

Sébastien Mélinger et Guillaume Faucheux soutiennent la liste « Massy pour tous » et les 2 candidats désignés par le MRC 91, Philippe Gautreau et Frédéric Seitz.

 

Ces élections municipales de 2008 sont une chance pour la France d’en bas, comme disait
Jean-Pierre Raffarin. Si la Droite prend une claque, la politique de rigueur sarkozienne
peut être enfin ralentie.

Une des promesses du Président de la République était de relancer la croissance et d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages.

Quel mensonge ! La seule réponse de ce dernier est de remettre en cause la RTT ou bien encore d’augmenter la TVA.

J’ai donc décidé de soutenir Marie-Pierre Oprandi car sa liste représente l’ensemble des composantes de la Gauche.
 

S-bastien-MELINGER---MRC-Massy-91-copie-3.jpg Sébastien Melinger, Président du C.A.I.F (Cercle aquariophile d’Ile-de-France)

Par CM91 - Publié dans : Municipales 2008
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Mercredi 12 mars 2008
emain-gautreau.jpg

Chers amis, chers camarades,
 
Ci-dessous, je vous adresse le communiqué de presse de Marie-Pierre OPRANDI, tête de liste « Massy pour tous ».
Malgré le résultat sauvé in extremis dimanche dernier, tout reste à faire et à gagner pour Massy !
Tout est possible : la victoire de la Gauche, le changement et l’espoir. Mais cela ne peut se faire sans votre participation et votre mobilisation. Faites circuler ce mail, il en va des 6 ans à venir : 19 ans de Delahaye. Qui peut imaginer cela sans réagir ?
Alors tous ensemble, nous pouvons gagner !
 
PhilippeGautreau
MRC Massy 91 – « Massy pour tous » 
mpoprandiespaceliberte.jpg 11 mars 2008
 
 
 
Communiqué de Marie-PierreOPRANDI
 
 
 
 
·                                 A l’issue du 1er tour de l’élection municipale de Massy, Marie-Pierre OPRANDI, tête de la liste de rassemblement de la gauche et des acteurs de la vie locale, a proposé le rassemblement des forces de gauche et des écologistes pour battre le candidat de droite, M. DELAHAYE.
 
·                                 Marie-Pierre OPRANDI a rencontré les deux autres listes présentes au premier tour (« Massy en vert pour Tous » conduite par Roger DEL NEGRO, « Massy plus juste » conduite par Dawari HORSFALL).
 
·                                 La proposition de fusion se faisait sur une base claire : le rassemblement de la gauche face au candidat unique de la droite ; le respect du suffrage universel, en tenant compte du résultat de chaque liste au 1er tour pour composer une liste commune au 2ème tour.
 
·                                 La liste soutenue par les Verts s’est inscrite dans cette démarche de rassemblement qui se traduit par la fusion des deux listes. Les Verts rejoignent donc la liste « Massy pour tous ».
 
·                                 La liste « Massy plus juste » a indiqué lors de cette rencontre qu’elle négociait simultanément avec M. DELAHAYE, notamment sur le nombre de places offertes sur la liste. Le fait de considérer comme possible, dans une logique du plus offrant, un ralliement à M. DELAHAYE et la droite massicoise a rendu impossible l’aboutissement de cette négociation : nous refusons une logique de marchandage et toute tentative d’alliance avec la droite.
 
·                                 Nous en appelons aux électeurs de gauche qui ont pu faire confiance à Dawari HORSFALL : pour battre la droite, pour une ville plus juste, plus solidaire, plus écologique, nous les invitons à voter pour Marie-Pierre OPRANDI.
 
Par CM91 - Publié dans : Municipales 2008
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Lundi 10 mars 2008

Ville de Massy - Election municipale - 9 mars 2008

ci-dessous le lien pour tout les resultats du premier tour :

http://www.ville-massy.fr/UserFiles/definitif%201%20tour.pdf

Par CM91 - Publié dans : Municipales 2008
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Vendredi 29 février 2008

Par Jean-Pierre Chevènement ancien ministre, président d'honneur du MRC, tribune parue dans Libération, jeudi 28 février 2008

 

 

Un malentendu historique originel pèse sur l'actuelle politique économique de la zone euro. La France a cru s'approprier avec l'euro la puissance du mark allemand, mais, en fait, c'est l'Allemagne - en l'occurrence Helmut Kohl et le président de la Bundesbank de 1988 à 1991, Karl Otto Pöhl - qui a imposé ses conditions à la France : indépendance de la Banque centrale, critères de convergence astreignants, prolongés par le pacte de stabilité conclu à Amsterdam en 1997.

Le modèle allemand - lutte exclusive contre l'inflation, indifférence au taux de change - a mis la croissance européenne en berne depuis 1991 et a fait de l'Europe le spectateur impuissant de son déclin économique. Certes l'Allemagne peut aujourd'hui se targuer d'un excédent commercial de 200 milliards d'euros en 2007, mais celui-ci est la contrepartie d'une compression des coûts salariaux et de la demande interne depuis sept ans, qui entraîne chez elle une croissance encore plus faible que chez ses partenaires de la zone euro. La politique économique allemande n'offre pas seulement l'exemple d'une stratégie non coopérative en Europe. Elle constitue pour l'Allemagne même un choix malthusien, privilégiant les intérêts des rentiers et du capital financier sur ceux du monde du travail et sur la croissance.

 

Que faire face à la récession qui s'étend inexorablement ? Le pacte de stabilité fonctionne à contre-emploi, et la Banque centrale européenne refuse de baisser ses taux. A peu près tous les responsables politiques en France, de gauche ou de droite, ont réclamé depuis des années un gouvernement économique de la zone euro (1), voire un changement des statuts de la Banque centrale, des pouvoirs réels donnés à l'Eurogroupe [ministres de l'Economie des pays de la zone euro, ndlr] pour lutter contre l'appréciation du change, la non-prise en compte dans le calcul des déficits budgétaires des dépenses publiques consacrées à la recherche, etc. La ratification du traité de Lisbonne semble avoir enterré ces velléités de réforme.

La France et l'Europe restent tétanisées face à la fuite en avant du système étatsunien : surendettement intérieur et extérieur, chute du dollar, enlisement au Moyen-Orient. Nos réflexes sont d'un autre temps : celui où les épargnants allemands grugés par la spoliation originelle de 1948 assignaient la défense de l'épargne comme seul objectif à la Bundesbank. La Banque centrale européenne maintient dans un contexte entièrement nouveau les priorités de la «Buba». L'économie française étouffe d'avoir importé un modèle qui ne convient ni à sa démographie ni à son industrie… Deux facteurs peuvent cependant conduire à l'avènement d'un véritable gouvernement économique de la zone euro : la pression des Etats-Unis en vue de provoquer une relance européenne, à travers l'acceptation de déficits accrus, et le basculement prévisible des mentalités outre-Rhin. Les syndicats allemands en effet supportent de plus en plus mal la cure d'austérité qui leur a été imposée depuis sept ans. Avec le ralentissement économique, le commerce extérieur allemand, selon la fédération du patronat allemand, cessera de contribuer en 2008 à la croissance. Comment enfin ne pas voir que le surgissement au-dessus de la barre fatidique de 5 % des voix d'un nouveau parti à gauche de l'échiquier politique allemand - die Linke - peut peser de manière déterminante dans le sens d'une réorientation keynésienne de la politique économique ? Le SPD sera obligé de tenir compte de ce nouveau partenaire, et c'est tout l'axe de la politique allemande qui peut se déplacer dans les années qui viennent. La levée du malentendu originel sur l'euro ouvrirait un nouvel horizon à la coopération franco-allemande. La zone euro pourrait alors jouer le rôle d'un espace keynésien. Ce serait l'intérêt de l'Europe, mais aussi des Etats-Unis et du reste du monde.

 

Par CM91 - Publié dans : Les positions du MRC
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