Chiens dangereux : le gouvernement propose des lois mais n’agit pas
“Tolérance Zéro” : c’est derrière ce slogan fourre-tout que le gouvernement a décidé de cacher son immobilisme sur le dossier des chiens dangereux.
En effet, en réalité, le gouvernement n’agit pas.
D’une part, le gouvernement a fini par céder aux sirènes du “permis d’aptitude”, fausse bonne idée par excellence, qui ne fera que conforter quelques “happy few” dans le sentiment faux qu’ils peuvent maîtriser leur chien à tout moment et se dispenser dès lors des règles de sécurité.
D’autre part, le gouvernement renforce les peines encourues par les propriétaires de chiens agressifs. C’est une bonne chose. Mais il ne suffit pas de punir, il faut surtout prévenir les agressions.
Et c’est sur ce point essentiel que le gouvernement est aux abonnés absents : que faire pour repérer, interpeller et neutraliser les molosses agressifs et les maîtres inconscients ?
Quels moyens pour les brigades cynophiles, en effectifs, en formation, en matériels ?
Quelle évolution des catégories de chiens dangereux en fonction des nouveaux croisements ?
Quelle politique de contrôles des exportations illégales ?
Sur ces questions centrales, on n’entend pas le gouvernement. Et pour cause : s’il est facile d’improviser une loi qui ne sera que chiffon de papier, il faudrait de la détermination, des moyens, de la constance, pour appliquer les textes existants. Et le gouvernement en manque.