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Communiqué

Dimanche 13 avril 2008

Les discussions avec le PS n’ont pas avancé

Suite à l’article paru dans le Monde, Claude Nicolet, secrétaire national du MRC aux questions internationales, a transmis le message qu’il a adressé aux correspondants locaux, apportant les précisions suivantes.

« Il n'a jamais été question d'organiser un congrès du MRC en juin de cette année, encore moins de fusionner avec le PS lors du sien en novembre. Le secrétariat national, qui a eu lieu la veille de la parution de cet article, en présence de Georges Sarre et de Jean-Pierre Chevènement, n'a à aucun moment évoqué de pareilles perspectives.
Georges a évoqué l'organisation d'une convention en juin il y a déjà de nombreuses semaines.

L'idée de la refondation de la gauche et d'un "nouvel Epinay" n'est pas une idée neuve chez nous et nous utilisons depuis longtemps déjà cette formule qui a le mérite d'être claire.
Les divergences politiques de fond avec le PS sont nombreuses (Traité de Lisbonne par exemple) et n'ont fait l'objet d'aucune discussion digne de ce nom.
Des "contacts existent", dit le journal : c'est la moindre des choses entre formations politiques de la même famille et il n'y a là rien de nouveau ni de scandaleux.
Le Monde a encore une fois privilégié la forme à l'analyse de fond. Le débat sur la refondation de la gauche est un débat honorable, que nous devons avoir et que nous devons piloter.

Jean-Pierre Chevènement nous a fait part de sa colère quant à la parution de cet article, qui est fondé sur des rumeurs, des bruits de couloirs, indigne d'un journaliste.

Il nous a affirmé qu'il n'était pas question de fusionner avec le PS au regard notamment des raisons citées plus haut, mais bien de se placer dans une perspective générale de refondation et pas autre chose
.
Il convient donc de conserver son calme et sa sérénité devant cette petite tentative de déstabilisation.

Selon les messages que j’ai reçus après la diffusion, hier, de l’article du Monde, l’idée de rejoindre le PS fait l’unanimité contre elle. Leurs auteurs se reconnaîtront.

Du sud-ouest : « Moi, j'avoue que ce n'est pas ma stratégie préférée ; rester à l'écart pour préparer les élections européennes me parait pour le moment le plus utile avec tous ceux qui ont voté non au référendum de 2005... Le PS me parait trop hétérogène et sans leader pour que s'y rallier maintenant ait un sens, nous nous y diluerions complètement.

Le 9 Mars c'est l'union à gauche qui a gagné, bien sûr le plus souvent avec des têtes de listes PS mais il n' y a pas que nous qui ayons obtenu des places d'élus le PC, les Verts....aussi ont été chaque fois concernés, ils ne proposeront pas pour autant de disparaître... ».

 

Du sud-est : « Depuis plusieurs années on se trompe de cap, nous devrions aujourd'hui tenir bon au moins jusqu'aux européennes où nous pourrions participer à un front antilibéral ».

 

Du nord-ouest : « Je suis évidemment favorable à un nouvel Epinay mais je n'y crois pas trop surtout au moment où la dérive du PS se poursuit ».

 

 

1/2

De l’ouest : « Hors de question de rentrer au PS : trop de choses nous séparent. Le PS est un parti quasi-centriste, européiste et démagogue. Il n'a cessé, depuis 2002, de vouloir écraser les républicains, les gaullistes de gauche, les jacobins, bref le MRC. Il mène la même politique vis à vis d'autres formations de gauche, comme le PRG. La campagne récente l'a bien montré. Et nous irions nous fondre dans ce parti là ? Ce sera sans moi, désolé.

Nous ne pourrons nous développer - et défendre les options républicaines - que si nous sommes sûrs d'agir dans le long terme. Impossible d'agir si, tous les deux ans, la question d'une fusion avec le PS est posée sur la table !

Bien au contraire, puisqu'il n'y a plus d'échéances électorales majeures, nous avons le temps pour nous ! Le temps d'agir. Le temps de convaincre. Le temps aussi de faire constater aux citoyens que les options actuelles que nous dénonçons vont avoir les conséquences néfastes que nous prédisons.  

En outre, au lieu de penser à entrer dans le PS, nous ferions mieux de convaincre ceux qui veulent sortir du PS qu'ils peuvent venir avec nous

LES REPUBLICAINS DE GAUCHE NE SONT PAS MORTS ! IL EN RESTE ! ILS DEMANDENT SEULEMENT QU'ON LEUR LAISSE LE TEMPS ET LA POSSIBILITE D'AGIR !

 Pour ma part, j'ai 35 ans, et il y a des camarades encore plus jeunes au MRC : qu'on nous laisse oeuvrer. Si, à nos âges, nous sommes au MRC et pas dans des grands partis, c'est parce que nous nous sommes engagés non pas par carriérisme, mais bien par conviction ».

« Une précision : il s'agit d'un article du Monde, qui arrange la situation du MRC à sa sauce, laquelle n'est pas bonne pour nous.

Nous verrons ce que Jean-Pierre Chevènement dira dimanche. Il semble effectivement las de voir se dégrader la situation de la France, sans que la gauche amorce une alternative républicaine. Il constate que les positions du MRC ne sont pas à la hauteur de ce qu'il souhaitait, c'est le moins qu'on puisse dire.
Alors, il va proposer de lancer un appel à un nouvel Epinay, tout en étant conscient que la situation actuelle est bien différente de 1971. Mais il doit avoir des relations avec des dirigeants du PS, qui laissent espérer qu'il y aura un déclic dans ce parti avant son congrès de novembre.

A mon avis, il faut laisser ouvertes toutes les possibilités d'avenir du MRC, selon l'évolution du PS. Pour nous, rejoindre le PS n'est envisageable que si le PS fait des choix stratégiques de refondation de la gauche sur des bases républicaines.
Ce qui sortit du congrès d'Epinay, en 1971, était une véritable surprise.
La tendance droitière (Mauroy-Defferre) de la SFIO s'alliant avec la tendance qui apparaissait révolutionnaire au sein de la SFIO (le CERES de Chevènement et Sarre), pour faire appel à François Mitterrand, le républicain de gauche, rassembleur de la gauche en 1965 (face à de Gaulle), ce n'était pas évident et cela n'a pas été compris sur le moment.
C'est pourtant ce qui a permis, dix ans plus tard, de gagner l'élection présidentielle.


Le PS actuel est profondément divisé et travaillé par Ségolène Royal, qui veut faire bouger les lignes et, même, casser les clivages qui datent de vingt ans (le congrès de Rennes, en 1990, j'y étais).
Elle suscite des rapprochements entre les proches de Fabius, Strauss-Kahn, Montebourg, qui veulent éviter un duel Royal-Delanoë, ce qui les obligerait à choisir entre les deux. Ils sont plus près de Delanoë, mais derrière celui-ci, il y a Jospin, l'éternel rival de Fabius.

On ne peut savoir ce qui va en sortir. Mais, c'est une situation qui peut nous permettre d'exercer une influence sur la stratégie de la gauche pour gagner l'élection présidentielle de 2012. Je suis persuadé que Jean-Pierre Chevènement a sa petite idée sur la question ».

 

 

 

Par CM91
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Lundi 7 avril 2008

Mercredi 2 avril 2008.

 

 

L'ancien ministre socialiste de l'Éducation nationale (1984-1986) défend la réforme des programmes proposée par Xavier Darcos.

Les programmes de 2008 seront plus lisibles, selon l'ancien ministre, en dépit des critiques de Luc Ferry et de Jack Lang, auteurs des derniers textes de 2002.

Le Figaro : Le projet des derniers programmes du primaire a été très critiqué. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre Chevènement :
Je suis surpris par la violence
des expressions de Luc Ferry et de Jack Lang : ils parlent de programmes populistes et de vide abyssal. Ces critiques sont excessives. L'amour-propre d'auteurs blessés doit passer après les questions de fond : que valent les programmes du point de vue de la réussite des élèves ? La lecture des programmes de 2002 décourage par la longueur et le jargon pédagogiste employé. Que signifie par exemple «instaurer des dialogues didactiques» entre le maître et l'élève ? Il y a un progrès très net entre les programmes de 2002 et le projet d'aujourd'hui. Celui-ci a le mérite de définir des contenus précis tout en étant assez clair et moins jargonnant. Jack Lang assure que l'apprentissage du français était au cœur de ses programmes. Mais il était noyé dans l'ensemble des matières ! Le recentrage sur les fondamentaux, la mémorisation de petits textes vont dans le bon sens.

 

Les détracteurs évoquent un retour en arrière…
La volonté de remettre au goût du jour une morale laïque, déjà chère à Jules Ferry, ne me déplaît pas, ni l'apprentissage du futur antérieur ou du plus-que-parfait en CM2. Une école structurée et ambitieuse est d'autant plus nécessaire aux enfants lorsqu'ils sont issus d'un milieu modeste. Ils ont besoin d'être soutenus et ne peuvent qu'être perdus quand les programmes sont longs, flous, complexes.

La réduction du nombre d'heures de cours liée à la suppression du samedi va-t-elle dans le bon sens ?
Je ne pense pas que les élèves puissent apprendre plus en travaillant moins. L'idée de réduire les horaires du primaire sous prétexte qu'on en fait moins ailleurs en Europe est un argument de gestionnaire. C'est au contraire une chance. Dans les programmes de 2008, il y a malheureusement encore des réminiscences pédagogistes. Quelle que soit la bonne volonté du ministre, celui-ci risque de rester prisonnier de toute la nomenklatura pédagogiste. Les programmes scolaires doivent être simples, compréhensibles à la fois par les parents et par les enseignants. C'est l'objectif que j'avais donné à ceux de 1985, les plus courts de tous. La formule pédagogiste qui place «l'élève au centre de l'école » n'est pas de gauche, Elle est démagogique. Et la droite est souvent incapable de corriger autrement qu'en paroles des dé­rives nuisibles aux enfants. J'es­père que ces nouveaux programmes marqueront une prise de conscience et permettront de lutter contre la dégradation du niveau de maîtrise de la langue française. Mais faut-il le redire ? Tout n'est pas dans les programmes même s'il faut commencer par là.

 

Par CM91
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Lundi 7 avril 2008
Après un nouvel épisode électoral qui a vu sa présence minorée, la question est posée au Mouvement républicain et citoyen (MRC). Son mentor, Jean-Pierre Chevènement, s'est donné jusqu'à la mi-juin pour trancher, lors d'un congrès.

M. Chevènement espère "peser" sur celui du PS, début novembre. "Si le PS retrouve en lui la force de redéfinir une stratégie, si je peux aider, je le ferai", déclare-t-il. L'ancien ministre estime qu'il a "tout tenté" : "l'intérieur" du PS durant trente ans et "l'extérieur" à partir de 1992. "Nous voyons comment c'est difficile", lâche-t-il. Il sait que le MRC a été une base de repli et qu'il ne peut la maintenir. Or le "Che" ne veut pas renoncer à jouer un rôle à gauche.

Les élections législatives de 2007 ont mis à terre ses amis. L'ancien ministre a été battu à Belfort et la présence des républicains de gauche à l'Assemblée se résume à un siège. Les municipales n'ont guère pansé les plaies : si, symboliquement, la mairie de Belfort a été conservée, le nombre d'élus MRC a baissé et la plupart doivent leur siège à une alliance avec le PS. Quant aux 4 000 adhérents revendiqués, ils commencent à lorgner vers le PS.

"L'isolement commence à leur peser", constate Marie-Noëlle Lienemann, députée socialiste européenne. "Le mouvement ne peut plus continuer comme ça", plaide Sami Naïr, proche de l'ancien ministre de l'intérieur. Si M. Chevènement continue à défendre sa "spécificité républicaine", il multiplie les signes. Le 12 février, il a encensé le congrès d'Epinay, "moment fondateur du PS". Il fait référence à l'initiative de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, qui ont lancé un appel pour la création d'un grand parti de la gauche. "Sa famille politique est demeurée le Parti socialiste", glisse un proche de François Hollande.

"NOUVEL EPINAY"

Depuis la campagne présidentielle passée auprès de Ségolène Royal, les contacts avec la direction du PS n'ont jamais cessé. "Dans nos discussions, on sent qu'il a passé un cap, celui de l'éventualité d'un retour. Nous attendons que le MRC prenne la décision. Pour nous, ce sera forcément oui", assure Bruno Leroux, responsable des élections au PS.

M. Chevènement doit encore ménager ses troupes. Pour le moment, donc, pas question de fusion : "Nous n'allons pas rentrer au PS en pénitents mais participer à une refondation nécessaire à gauche", martèle-t-il. Lors du conseil national, dimanche 6 avril, il veut que son petit parti lance un appel pour un "nouvel Epinay". En écho à la proposition de François Hollande pour une "fédération de la gauche". "Le PS, ce n'est plus la pensée unique. Pour sortir de la nasse, des décisions vont être prises rapidement", assure M. Naïr.

 

 Article paru dans le Monde – le 3 avril 2008-04-03

Par CM91
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Lundi 25 février 2008

Tribune de Jean-Pierre Chevènement, parue dans Le Figaro, vendredi 22 février 2008.

 

 

M. Thaci a déclaré l'indépendance du Kosovo et derechef nos médias s'illuminent devant la profusion des drapeaux agités à Pristina. On peine un peu à nous expliquer la signification du nouveau drapeau kosovar, vu la difficulté à justifier que les étoiles censées représenter les « minorités ethniques » sont précisément rejetées à l'extérieur du dessin du pays.

Reconnaître « l'Etat du Kosovo », c'est une triple faute.

Une faute contre l'Histoire
Celle-ci, contrairement à ce qui s'est passé pour les pays baltes, n'a jamais connu de Kosovo indépendant. Longtemps soumis au pouvoir turc (comme le fut aussi la Serbie), le Kosovo était, depuis plusieurs décennies, partie intégrante d'un Etat né par accord international : la Yougoslavie. Au sein de cet Etat fédéral il faisait partie de la Serbie qui, comme il a été mille fois rappelé, plaçait dans le Kosovo l'origine même de son identité. Que la démographie ait changé assurément. Belgrade elle-même favorisa cette évolution en accueillant généreusement dans sa province du Kosovo les Albanais qui fuyaient la dictature d'Enver Hodja. Il y avait là matière à imaginer un régime d'autonomie. Cela fut fait. On sait que Milosevic supprima ce régime. Certains, qui auront la curiosité de lire les chroniques, découvriront que l'une des raisons de cette décision fût la plainte des Serbes qui étaient fort mal traités dans un Kosovo « autonome ». Milosevic abolit l'autonomie. Il fit mal. Mais la réponse n'est certes pas d'aller à l'excès inverse, créer un Etat là où il n'y en eût jamais un. Ou alors allons jusqu'au bout. Bafouons l'Histoire : Reconnaissons la République Turque de Chypre, intéressons-nous au Cachemire, découpons un peu en Espagne, au Mali, au Tchad, etc. et en France, pourquoi pas ?

Les Français ne veulent plus rien savoir de l'Histoire. Mais ce qui est tout récent devrait quand même rester en mémoire et faire réfléchir. La Serbie, objet aujourd'hui de tant de critiques, n'a pas fait la moindre difficulté pour reconnaître l'indépendance du Monténégro, preuve qu'il ne s'agit pas de la part de Belgrade d'attitude obtuse maniaque.

 

Une faute contre le droit
Il y eût guerre, déclenchée en 1999 par l'OTAN en ignorant les principes du droit international, pour mater les Serbes coupables d'avoir réprimé durement – trop durement – un mouvement d'indépendance qu'ils qualifiaient de terroriste.
Mais la guerre aérienne de l'OTAN n'a rien réglé. Pour vaincre, l'OTAN devait aller à terre, ce que les Alliés, pas fous et se rappelant la manière dont les divisions nazies furent accrochées, ne voulaient pas. On négocia donc un nouvel accord – Serbes – Russes – Américains - Européens – qui déboucha sur une résolution des Nations Unies, celle dont on voudra bientôt nous faire oublier l'existence, mais qui est le seul droit applicable : la Résolution 1244 du 10 juin 1999 : Réaffirmation de l'attachement de tous les Etats-membres à la « souveraineté et à l'intégrité territoriale de la République fédérale de la Yougoslavie ». Appel en vue d'une « autonomie substantielle et d'une véritable auto-administration du Kosovo ».
Autonomie. Pas d'indépendance, pas de nouvel Etat. Préservation de ce vieil acquis européen que sont les Accords d'Helsinki. C'est à cette condition qu'il y eut paix, et que l'Europe (et les Etats-Unis) s'épargnèrent une guerre horrible.

Certes une résolution n'est pas intangible. Si le Conseil de Sécurité juge que les Kosovars ont raison de proclamer leur indépendance, il adoptera une nouvelle résolution qui se substituera à la Résolution 1244. Mais si le Conseil de Sécurité ne modifie pas la Résolution 1244 – et il ne le fera pas – le droit reste aujourd'hui ce que dit ce texte.
Que la France, après les beaux discours de 2003 sur le respect du droit, suive l'exemple des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est une triste évolution. Nous aurons rejoint le camp ni des réalistes, ni des cyniques mais celui des veules, de ceux qui se refusent, par lâcheté, à négocier encore et toujours.


Une faute contre l'Europe unie
Nous sortons d'une de ces brèves périodes où l'on nous a refait le coup de l'Europe projet, de l'Europe politique.

Et si le Kosovo, situé lui aussi comme on le disait avec excitation de la Bosnie, à deux heures d'avion, n'était pas précisément un beau sujet de délibération pour l'Europe unie à laquelle nous sommes censés tant aspirer. Et que fait donc l'Europe unie ? Rien. Bien sûr, sinon constater ses divisions.
Mais faute contre l'Europe, au sens plus large, l'Europe de nos pères, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, l'Europe qui veut bien accepter de considérer que la Russie n'est pas une steppe peuplée de Tatares aux yeux cruels, que les Slaves sont aussi européens, et allons jusqu'au bout de l'ouverture, que les Slaves orthodoxes sont aussi Européens. La singularité de la France fut d'être ce pays occidental, majoritairement de culture catholique mais heureusement de tradition laïque, qui tendait la main à l'Orient orthodoxe et noua en particulier de solides relations avec la Serbie et avec la Russie. Vis-à-vis de Belgrade, notre seule offre est celle de l'argent européen. Et vis-à-vis de Moscou, faut-il prendre les devants, déployer des éléments de système anti-missiles, agiter des drapeaux américains à la barbe des vieux popes ? Prenons garde dans notre excitation, de ne pas perdre entièrement raison. Réputée – bien théoriquement – vieux pays recru d'épreuves, etc., la France est-elle assez futile pour se flatter d'avoir un nouvel ambassadeur dans sa capitale avant même que le Parlement ait été saisi, et de gâcher très sérieusement des chances de paix sur le continent ? Alors que l'on peut – tout aussi bien – faire comprendre – comme c'est le cas pour les Chypriotes – que la négociation est toujours possible et vaut mieux – mille fois mieux – que le « bling-bling » d'une « reconnaissance » à la remorque.

 

Vendredi 22 Février 2008

Jean-Pierre Chevènement

 

Par CM91
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Lundi 25 février 2008

Vendredi dernier nous évoquions sur jeanmarcmorandini.com, cette affiche du magazine "Courrier International" qui a été refusée par la RATP.

On apprend, aujourd'hui, que les magasins "Relay" appartenant au Groupe Lagardère auraient eu pour consigne de plier le haut de cette même affiche, sur laquelle ont pouvait lire: "Sarkozy: ce grand malade" ,titre d'un quotidien Espagnol, reproduit en Une de Courrier international.

Rue 89 précise que Relay a laissé la direction du magazine face à une alternative. Soit les affiches partaient à la poubelle, soit elles devaient être pliées. Courrier International, qui ne souhaitait pas gaspiller entièrement ses frais de promotion, a préféré plier. Ces affiches, de format vertical contrairement à celles censurées par Métrobus (lire ci-dessous), sont donc visibles à 600 exemplaires dans des Relay en France. Mais le haut est caché

Hier, la société des journalistes (SDJ) de Courrier international a dénoncé la décision de la régie publicitaire de la RATP, Métrobus, y voyant un "acte de censure".

La SDJ "condamne également la manière dont la société Relay a présenté l'affiche dans ses points de vente, pliant sa partie supérieure pour cacher le titre "Sarkozy, ce grand malade"".

Relay appartient au groupe Lagardère, "qui souhaite augmenter sa participation au capital du groupe Le Monde, propriétaire de Courrier international", ajoute la SDJ

Par CM91
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Dimanche 17 février 2008
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2008 est une année décisive pour les Massicois. Chacun d'entre nous peut constater les réalités imposées par les 13 années de gestion de Vincent Delahaye : développement déséquilibré négligeant beaucoup de quartiers, fragilisation des services municipaux, projets dispendieux qui ne profitent pas aux Massicois. Il est temps que Massy reprenne le chemin du changement. Participant actif à l'élaboration collective du programme de Marie-Pierre OPRANDI, je peux dire qu'il répond aux attentes de tous les Massicois.

Frédéric Seitz

Par CM91
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Mardi 5 février 2008
S.B. - Le Parisien - 04/02/2008

SACRIFIÉ sur l’autel des accords de partis. Damien Guttierez, ex-futur candidat de l’UMP, ne partira finalement pas à l’assaut de la mairie de Massy. Depuis plusieurs semaines, son parti menaçait de lui accorder l’investiture dans cette ville, détenue par le divers droite Vincent Delahaye, soutenu par le MoDem. Une façon d’inciter la formation centriste à retirer les candidats qui se présentent contre ceux de l’UMP dans des communes voisines. Agité comme un chiffon rouge, Damien Guttierez avait déjà lancé sa campagne, commençant à tracter et faisant imprimer des affiches.
Finalement, Georges Tron, le patron de l’UMP essonnien, a décidé de rengainer son jeune poulain. En fin de semaine dernière, le député a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le MoDem. Ce dernier a accepté de retirer son candidat à la cantonale à Palaiseau et de soutenir l’UMP Bernard Vidal. Un accord devrait également être trouvé à Bures-sur-Yvette. Du coup, le parti sarkoziste annonce qu’il « apporte son soutien à Vincent Delahaye en investissant la liste municipale qu’il conduit à Massy. » « Cet accord doit lui permettre d’amplifier l’élan nécessaire pour obtenir une victoire », assure Georges Tron. Quant à Damien Guttierez, le dindon de la farce, il accuse le coup « sans faire de commentaire
».

 

Par CM91
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Jeudi 24 janvier 2008

Voilà 13 ans que Massy est gérée par une connivence tacite UDF – UMP. Cependant, voilà 13 ans que notre ville végète et  que la municipalité actuelle se contente d’un pilotage oligarchique au jour le jour, alors qu’en son temps, la  Gauche avait réussi à la placer en pôle position de l’Essonne.  C’est pourquoi je pense qu’aujourd’hui un changement de cap est nécessaire.

En effet, tout est possible car à Massy, la Gauche a consenti à s’unir autour des valeurs qui nous rassemblent tous : La démocratie, la laïcité, la solidarité et la liberté, sans oublier la sécurité, droit auquel chaque citoyen peut prétendre.

Tous, nous sommes d’accord sur la nécessité de renforcer le service public, que nous considérons comme  le creuset de l’égalité entre les citoyens ;

Tous, nous sommes d’accord sur la nécessité de lutter contre l’individualisme, la précarité et l’exclusion ;

Tous, nous sommes d’accord pour rassembler les massicois derrière un projet commun, ambitieux et réaliste pour Massy.

Marie-Pierre incarne aujourd’hui ce rassemblement. Alors, si vous aussi souhaitez tourner la page et redonner des couleurs à Massy, vous pouvez croire en la capacité, le courage et la sincérité de cette femme de terrain.

 

Philippe GAUTREAU

MRC Massy 91
Par CM91
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Mardi 22 janvier 2008

Ils ont été 140 députés à soutenir la proposition communiste d'un référendum sur le traité de Lisbonne. 140 contre 176. C'est dire que ces 140 ont fait mieux que «les 80», qui, le 10 juilet 1940, ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Ils ont sauvé l'honneur de la démocratie et, soit dit en passant, l'honneur de la gauche. Gloire à ses braves !
Si les principaux dirigeants du PS ne s'étaient pas résignés à l'adoption parlementaire du traité de Lisbonne, il eut été possible d'imposer le référendum et d'infliger un désaveu mérité à Nicolas Sarkozy. Ne voit-on pas en effet Mme Merkel se déclarer très sceptique quant à une réunion, cet été, des pays de l'euroland à propos de l'euro ? Ces réticences allemandes mettent d'autant plus en valeur la faute commise par le président de la République en ne s'appuyant pas sur le Non français du 29 mai 205 pour renégocier la politique monétaire européenne.

Par CM91
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Mardi 22 janvier 2008
Le Parisien - 19/01/2008

ILS AVAIENT conclu un pacte de non-agression à Massy, l’UMP devant soutenir Vincent Delahaye, le maire centriste de la ville. Un accord qui pourrait bien voler en éclats. La tension entre l’UMP et le MoDem en Essonne est à son comble depuis plusieurs semaines.
Jeudi soir, la commission d’investiture nationale de l’UMP a failli donner son feu vert à Damien Guttierez, déjà adoubé par les responsables essonniens du parti. Motif : le parti gaulliste s’agace de certaines candidatures centristes à Athis, Vigneux, Yerres ou Longjumeau. « Nous avons demandé au MoDem d’en discuter à quatre reprises, sans obtenir de réponse », grogne Georges Tron, le patron de l’UMP essonnien. Finalement, un rendez-vous au sommet a été fixé pour mercredi prochain.
Du coup, la candidature de Damien Guttierez, le jeune directeur de cabinet du maire de Wissous, a été mise sous le coude. « Je n’ai rien contre Vincent Delahaye mais si on se moque de nous, je n’aurai qu’à appuyer sur un bouton pour faire partir la liste UMP », menace Georges Tron.

Par CM91
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