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Samedi 7 juillet 2007

M. Sarkozy, à Strasbourg, a estimé avoir réussi « l'improbable synthèse du oui et du non ». Certes le traité dit « simplifié » ne se prétend plus une « Constitution ».

 

De ce que la « concurrence libre et non faussée » ne figure plus dans la liste des objectifs de l'Union, M. Sarkozy croit également pouvoir déduire que « l'Europe va désormais pouvoir agir contre les dumpings, instaurer une préférence communautaire, mettre en œuvre des politiques industrielles ».

Faut-il dire « salut l'artiste » ?
 
Ou bien M. Sarkozy n'entend rien au fonctionnement réel de la machine communautaire, ou bien il se réfugie dans une pure stratégie de communication.

Car la Commission reste la gardienne vigilante de la concurrence et n'entend pas modifier sa jurisprudence. La Banque Centrale n'a fait aucune concession sur ses objectifs : la timide proposition française d'une « croissance non inflationniste » a été rejetée. Il n'y a pas l'ombre d'une politique industrielle européenne à l'horizon.

M. Sarkozy attend qu'on salue l'artiste : la meilleure manière de le faire serait de soumettre le traité dit « simplifié » à référendum populaire. Il y aurait une bonne manière d'y parvenir : ce serait, pour le Parti socialiste, de refuser de ratifier la réforme constitutionnelle rendue nécessaire par l'abandon du projet de Constitution européenne au profit du traité « simplifié ». L'argument est imparable : le parallélisme des formes veut qu'on ne puisse faire rentrer par la lucarne parlementaire ce qui a été sorti par la grande porte du suffrage universel. Trop simple peut-être ?

Nicolas Sarkozy vient de confier à Hubert Védrine une mission d'étude et de prospective sur la mondialisation. Enfin, le vrai défi, celui de la mondialisation, est nommé. Hubert Védrine est assurément le mieux placé pour répondre à cette difficile question. C'est pourquoi je ne le désapprouve pas d'avoir accepté. Il y a une différence entre une responsabilité ministérielle – qu'en l'occurrence il a refusée à la veille des législatives – et une mission d'études pour laquelle il est certainement l'une des personnalités les mieux qualifiées. Nous ne sommes pas en guerre civile et c'est de saine pratique d'organiser sur un sujet fondamental un débat qui transcende les frontières d'une majorité et d'une opposition enlisées depuis trop longtemps dans une stérile guerre de tranchées. Cela ne veut pas dire évidemment qu'il n'y ait plus matière à s'opposer. Les vrais débats valent mieux que les oppositions de carton pâte.

Pour ce qui me concerne j'ai procédé hier à la relance de la
Fondation Res Publica*. Cinq colloques sont prévus, de septembre à décembre 2007 :

1. La démocratie peut-elle survivre au système politico-médiatico-sondagier ?
2. Le capitalisme financier et son évolution : peut-on réduire le rôle des fonds spéculatifs ?
3. L'avenir des institutions politiques : vers un véritable système présidentiel à la française ?
4. L'Asie du Sud-Est entre ses géants (Chine-Japon-Inde).
5. L'avenir de l'Allemagne comme principale nation exportatrice mondiale.

Je ne doute pas que de la forge des idées ne finisse par sortir une démocratie rénovée.


Mardi 03 Juillet 2007

Jean-Pierre Chevènement

Par Manwe - Publié dans : Communiqué
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Dimanche 1 juillet 2007

Dimanche 24 juin 2007, le Mouvement Républicain et Citoyen réunissait son Conseil National.

Ses responsables, venus des nombreuses fédérations, et ses candidats, ont exprimé tour à tour leurs réflexions sur la campagne de la présidentielle et des législatives. Avec le sentiment dominant de ne rien regretter d’un engagement utile au pays et à la gauche. On a pu observer la grande détermination du mouvement à œuvrer pour la refondation républicaine de la gauche.

Très écouté, le président d’honneur du MRC, Jean Pierre Chevènement, a insisté sur la contribution singulière et irremplaçable du mouvement dans le combat politique et dans le débat d’idées pour briser l’hégémonie d’une pensée néolibérale qui imprègne encore largement la vision des dirigeants socialistes.

En dépit de son insuccès électoral (un seul élu sur ses soixante dix huit candidats aux législatives), le mouvement a toujours la volonté de se battre à partir de ses analyses sur la mondialisation libérale et les rapports Nord/Sud puisqu’il refuse de composer avec un néolibéralisme dont on connaît trop bien la capacité de rayonnement idéologique.

Ce mouvement vient de loin depuis le CERES qui œuvra dans les années 70 pour une stratégie de rupture avec le capitalisme puis Socialisme et République qui signifia son refus de la guerre du Golfe et de Maastricht et, plus tard, le MDC devenu MRC en opposition à la gestion social-libérale.

Porteur d’une vision républicaine, le mouvement continue à affirmer son originalité pour briser le carcan d’une approche européiste libérale, très prégnante encore au PS, comme on peut l’observer dans les commentaires sur le traité simplifié. Au programme, un travail d’éducation populaire et un débat d’idées ouvert au service d’une refondation de toute la gauche. Sans sectarisme et sans tabou !

 

 

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Par Manwe - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 29 juin 2007

La droite ultra libérale occupe désormais les pouvoirs politique, économique et médiatique. La précipitation, avec laquelle elle annonce ses projets de loi, vend 5% du capital de France Télécom ou signe le « mini » traité européen, montrent qu’elle ne veut pas perdre de temps pour mettre en œuvre son programme de déconstruction de la République. Nicolas Sarkozy sait qu’il a cent jours pour amorcer de manière significative son œuvre de casse. De plus, l’été est toujours la saison propice aux mauvais coups pour ceux qui spéculent sur l’endormissement et la passivité du peuple français.

Toutefois, les résultats du deuxième tour des législatives montrent que nos concitoyens sont déjà en état d’alerte. La perspective d’une augmentation de cinq points de la TVA, l’annonce des franchises sur les actes médicaux et le refus d’augmenter le SMIC d’un peu plus que le minimum légal ont provoqué un début de mobilisation électorale. Au cours de sa campagne, Nicolas Sarkozy a tout dit et a tout promis au point de pouvoir abuser bien des Français. Mais il ne pourra longtemps tromper leur vigilance.

Pour répondre à la situation qui s’esquisse, la gauche doit retrouver ses repères. Si elle ne veut pas retomber dans les errements qui l’ont si souvent conduite à décevoir nos compatriotes, elle doit d’abord s’interroger sur sa pratique du pouvoir depuis un quart de siècle. Si elle veut avoir un comportement politique qui soit vraiment de gauche, elle doit ensuite revenir à ses fondamentaux, c’est-à-dire à la République avec sa dimension sociale et à la nation comme cadre naturel de l’expression démocratique. Si elle veut accéder de nouveau à l’exercice des responsabilités, elle doit enfin construire un grand parti de rassemblement de toute la gauche républicaine, qui ne soit pas un assemblage d’écuries présidentielles concurrentes.

Le MRC a toute sa place dans cette nécessaire recomposition qui s’annonce. Malgré des résultats, qui n’ont pas répondu à toutes nos espérances, notre rôle de boussole républicaine de la gauche est irremplaçable. Par son action comme par ses interventions, Jean-Pierre Chevènement a su bien souvent montré la bonne direction, celle qui évite les pièges du conformisme social libéral, conduisant à tous les abandons et à tous les renoncements avant de provoquer toutes les désillusions. Sur cette ligne, qui est la notre depuis toujours, nous sommes prêts à participer au grand débat de refondation de la gauche.

Dès le 8 septembre prochain, au cours de notre université d’été, nous aurons l’occasion d’aborder ensemble tous ces sujets. Puis, nous devrons apporter à nos concitoyens les moyens nécessaires pour riposter face au déploiement de la politique libérale, européiste et atlantiste, que va mettre en œuvre le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Enfin, nous aurons à préparer les élections municipales et cantonales de mars 2008.

Notre programme est donc, comme toujours, chargé. Mais les enjeux sont importants pour la France et pour la République. Nous saurons aussi, comme toujours, répondre à l’appel. La rénovation de la gauche en France a besoin de notre détermination.

 

 

Philippe GAUTREAU

 

Par Manwe - Publié dans : Communiqué
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Mercredi 27 juin 2007

Le Mouvement républicain et citoyen et le Parti socialiste ont la volonté se constituer une alternative durable à la politique libérale de la droite.

 

Le P.S. et le M.R.C.qui se sont prononcés différemment lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen prennent acte, néanmoins, du vote des Français le 29 mai 2005 et refusent toute nouvelle ratification du texte rejeté. 

 

Nous estimons nécessaire de réorienter la construction européenne pour la mettre au service des citoyens, de l’emploi et de la croissance.

 

Il est impératif et urgent de réformer le Pacte de stabilité pour en faire un pacte de croissance, d’instituer un gouvernement économique de la zone euro, de réformer les statuts de la Banque centrale européenne pour inscrire dans ses missions la recherche d’un haut niveau d’activité et d’emploi. 

 

Le France doit à nouveau miser sur sa recherche ainsi que sur l’innovation. La Gauche devra impulser une politique industrielle capable de relever les défis de l’économie mondialisée.

 

En matière énergétique, il sera indispensable de développer les énergies sans émission de gaz à effet de serre parmi lesquelles l’énergie nucléaire. Dans ce domaine, les atouts industriels exceptionnels de la France doivent être préservés et améliorés. Il faut créer un grand pôle public de l’énergie puissant et capable d’assurer la sécurité de nos approvisionnements, ainsi que les nécessaires économies d’énergie.

 

La Gauche devra agir pour changer les règles de l’OMC, exiger des normes sociales et environnementales et lutter concrètement contre les délocalisations et les destructions massives d’emplois. Tout cela en commençant par protéger l’industrie européenne et en renforçant le tarif extérieur commun par une clause antidumping social.

 

La relance de la croissance suppose d’augmenter le pouvoir d’achat, de revaloriser les bas salaires et d’élever les taux d’activité dans notre pays.

 

Une réforme du financement de la protection sociale doit être engagée, notamment par transfert d’une partie des cotisations patronales sur la valeur ajoutée de l’entreprise, et par contribution accrue des revenus du capital au financement de la protection sociale.

 

Agir pour le renforcement des services publics. Lutter contre cette frénésie de libéralisation, qui les détruit ou les menace. Objectif de la Droite, du Centre et d’une certaine Gauche vassalisée à l’ordre libéral.

 

Une vigoureuse politique d’aménagement du territoire est indispensable pour repenser la politique de la ville, l’action en faveur du logement, la politique d’aménagement rural.

 

L’idéal de la citoyenneté passe par une claire définition des missions de l’Ecole pour qu’elle soit capable de relever les défis de la démocratisation, de garantir l’apprentissage des savoirs fondamentaux par tous, de promouvoir tous les talents et de former des citoyens. La rénovation de l’Université sera une priorité. 

 

Par ailleurs, un service civique d’une dizaine de semaines, pourrait à la fois recréer un lien social et citoyen indispensable et répondre aux besoins de la nation, dans le domaine civil comme dans celui de la défense.

 

La France pourra demeurer une terre d’immigration à condition que soit affirmée la finalité de l’intégration à la République et que soit mise en œuvre une vigoureuse politique de co-développement avec les pays d’origine.

 

La laïcité, constitutive de la citoyenneté, est le meilleur moyen de briser l’enfermement dans le communautarisme. 

 

La République est le cadre dans lequel les citoyens s’expriment, en Corse comme ailleurs sur le territoire national. Le choix des électeurs de Corse exprimé par le référendum insulaire du 6 juillet 2003 sera respecté.

 

L’exigence de citoyenneté porte en elle le droit, égal pour tous, à la sûreté. Nous voulons articuler la prévention à la sanction : prévention précoce, police de proximité, liaison police-gendarmerie-justice, efficacité de la justice. 

 

Dans le domaine des institutions, le rôle du Parlement doit être renforcé. Une dose de proportionnelle sera introduite dans le mode de scrutin législatif.

 

La France fera entendre sa voix en Europe et dans le monde

 

En Europe, une relance sera proposée à nos partenaires, fondée sur une action concertée de retour à la croissance. Si des avancées institutionnelles sont possibles, elles feront l’objet d’un traité institutionnel soumis à referendum mais qui ne saurait en aucun cas prévaloir sur la constitution nationale.

 

Les délégations de compétences doivent demeurer démocratiquement contrôlées.  . Nous proposerons une active politique de partenariat en Méditerranée et en direction de la Russie pour garantir le développement et la paix sur notre continent et dans ses approches.

 

En matière de défense, l’effort doit être recentré sur les missions de défense et non sur la fourniture de contingents pour opérations extérieures souvent à la remorque des Etats-Unis. L’indépendance de notre défense dont le noyau reste la dissuasion, est un atout pour construire en Europe un acteur stratégique indépendant.

 

La France a de nombreux atouts. C’est un grand pays fier du message universel dont la

Révolution de 1789 a posé les principes. Ce n’est pas le choc des civilisations qui vaincra la violence, mais le souci de la justice et la coopération Nord-Sud, notamment avec les pays d’Afrique. Le co-développement est notre horizon : effacement de la dette, relèvement de l’aide publique au développement, taxation des mouvements de capitaux spéculatifs, fonds structurels mondiaux, réforme du FMI et de l’OMC, organisation de flux temporaires de migration de travail. La vie internationale doit être régie par le droit. La justice internationale, telle qu’elle est élaborée notamment par le Conseil de Sécurité de l’ONU, ne doit pas être une justice internationale à deux vitesses.

Par Manwe - Publié dans : Communiqué
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Mercredi 27 juin 2007

Les travaux de restructuration du pôle multimodal de Massy démarrent dans la deuxième quinzaine de juin, pour une durée de trois ans.

Il s'agit de travaux de grande envergure : ils concernent les gares RER B (RATP) et C (Transilien SNCF), le lien entre ces gares, les gares routières, ainsi que l’accessibilité aux gares et aux quais.

A noter qu'une réunion publique d’information est organisée par les partenaires du projet, lundi 18 juin à 20 h 30, à l’école Louis Moreau à Massy.

Des objectifs ambitieux
Deux grands objectifs président à ce vaste chantier :
- faciliter les déplacements des voyageurs,
- contribuer à l’aménagement de l’espace urbain.

Les déplacements des voyageurs seront facilités et accélérés par :
• la construction de deux gares, à l’est (RATP) et à l’ouest (Transilien SNCF) ;
• la création d’une passerelle piétonne entièrement couverte et largement vitrée au-dessus des voies, le « lien », longue de 250 mètres et qui permettra de joindre les gares entre elles et d’accéder aux quais ;
• l’installation d’un tapis roulant sur la passerelle et d’escaliers mécaniques pour accéder aux quais ;
• l’accès aux gares et aux quais par ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

La nouvelle passerelle permettra aux habitants de passer d’un quartier à l’autre et constituera un trait d’union entre l’est et l’ouest de Massy. L’aménagement du pôle de transport s’intègre ainsi dans la requalification urbaine de la ville.

Des travaux concertés
Les premiers travaux comportent :
- la démolition partielle en juin des auvents sur les quais du RER B,
- la réalisation de mi-juillet à mi-août des fosses pour l’installation d’escaliers mécaniques et d’ascenseurs (sous maîtrise d’ouvrage RFF).

Tout est mis en œuvre pour limiter au minimum la gêne des voyageurs : réalisation des travaux pendant la période estivale où la fréquentation des transports publics est moins importante ; réalisation des travaux de manière à ne pas interrompre ni perturber la circulation des trains.

 

 

Par Manwe - Publié dans : Communiqué
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Mercredi 27 juin 2007

I – Le MRC doit porter un regard lucide mais sans masochisme sur la période écoulée.

A l'Université d'été des Ulis, trois perspectives s'offraient à nous :
- soit, hypothèse privilégiée, un accord avec le PS faisant respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 (refus de la Constitution européenne) ;
- soit, si un espace stratégique se dégageait, une candidature autonome à l'élection présidentielle (un parti digne de ce nom ne peut faire l'économie de cette capacité) ;
- soit une stratégie de « retrait sur l'Aventin », s'il n'était pas possible de trouver un accord politique convenable avec le PS ou de conquérir un nouvel espace politique.

Après que j'ai « marqué le terrain » par le lancement de ma candidature à l'élection présidentielle le 6 novembre, un
accord politique sur des bases claires a été trouvé avec Ségolène Royal le 9 décembre, accord que la candidate a globalement respecté dans le déroulement de sa campagne (redressement de la construction européenne – affirmation de l'actualité du modèle républicain - rôle de la France en Europe et dans le monde). Cet accord a été assorti d'un volet électoral qui a été inégalement appliqué par le Parti socialiste (saboté dans trois département : Ardennes – Indre – Territoire de Belfort, il a néanmoins permis l'élection d'un député MRC : Christian Hutin, maire de Saint-Pol sur Mer, dans l'agglomération dunkerquoise).

 

Ségolène Royal a été majoritaire dans la jeunesse, chez les ouvriers (24 % au premier tour, 56 % au second et a fait jeu égal avec Sarkozy dans le reste du salariat). Ce redressement sensible par rapport à 2002 (le candidat socialiste n'avait fait que 11 % des voix chez les ouvriers) ne lui a cependant pas permis de compenser le basculement très net en faveur de Sarkozy des professions indépendantes (commerçants - artisans – chefs d'entreprises) et des inactifs.

Si nous avons pu influer sur la campagne de Ségolène Royal sur des points décisifs (l'Europe, la nation républicaine, la politique étrangère et la défense), il y a eu un réel déficit d'explication sur la mondialisation et les moyens de lutter contre les délocalisations et de revaloriser le travail.

Sarkozy, grâce à la plume de Guaino, a su au contraire trouver des accents républicains, voire ouvriéristes, en campant démagogiquement trois épouvantails : les jeunes des cités assimilés à la « racaille », les chômeurs et les « Rmistes » à l'assistanat, l'immigration enfin considérée comme le principal problème posé à l'identité nationale. Soyons clairs : ces trois problèmes existent : la dérive des banlieues où la discrimination sert souvent d'alibi à l'idéologie « victimaire », la dévalorisation du travail au regard des revenus de substitution, politique consciemment menée par l'influence de Jacques Delors depuis 1982, et enfin une certain développement des communautarismes. L'habileté de Nicolas Sarkozy a été de faire oublier que la crise à la fois sociale et nationale de la France procédait avant tout d'une mondialisation inégale où la dictature du capital financier remet en cause le modèle social patiemment édifié sur la base du programme du CNR de 1944.

Malgré les échappées belles de Ségolène Royal, la gauche, faute de s'être posée réellement la question de la mondialisation, était mal préparée à prendre l'offensive sur ce sujet. Elle s'est fait piéger par la démagogie de la droite sur les questions de sécurité et d'intégration (incidents de la gare du Nord et affaire des « sans-papiers ») parce que si la candidate était au clair, le Parti socialiste restait prisonnier, comme en 2002, de ses contradictions sur ces sujets.

Le score de Ségolène Royal (17 millions de voix contre 19 millions à Nicolas Sarkozy) a été honorable, mais chacun sent bien qu'un immense travail de recomposition et de clarification reste à faire.



II – Nos tâches

C'est là que la contribution du MRC peut être décisive. Notre force est d'abord celle des idées que nous portons : analyse de la « globalisation » – défense et illustration du modèle républicain et pas seulement en France. Cette force ne peut nous faire oublier la puissance du courant social-libéral au sein du Parti socialiste, abusivement paré du titre de « social-démocrate ». Par ailleurs, le camp du « non de gauche » a montré ses limites qui sont celles de son anti-républicanisme plus ou moins conscient. Le risque est grand que le PS attende encore une fois des erreurs de Nicolas Sarkozy et de la « stratégie de l'essuie-glace » son retour en grâce auprès de l'électorat sans avoir procédé aux remises en ordre nécessaires sur l'analyse de la mondialisation, l'Europe, la nation républicaine, etc.

Raison de plus pour être à l'offensive dès notre prochaine université d'été qui se tiendra à St-Pol sur mer le 8 septembre prochain. Il y a place en France et dans la gauche pour un courant républicain civique que le MRC est le seul à incarner. Restons ouverts au dialogue dans la gauche et notamment avec les républicains. Participons aux assises de la gauche et aux différents forums qui ne manqueront pas de se tenir dans la période qui vient. Tout ne tourne pas autour des rivalités internes du Parti socialiste. Le débat d'idées reste l'essentiel. Sachons nous transformer en un vaste mouvement d'éducation populaire. Veillons à préserver notre rayonnement intellectuel et par conséquent notre capacité à dire « non » sans laquelle notre oui n'aurait pas de signification. Seul l'approfondissement du « logiciel républicain » nous permettra de peser à nouveau le moment venu. Certes, la tâche sera difficile, car les courants du PS qui n'entendent pas revenir sur le bilan de la gauche plurielle et encore moins exercer le droit d'inventaire réclamé jadis par Lionel Jospin sur la période antérieure, n'ont nullement désarmé à notre égard.

L'exemple du Territoire de Belfort où le refus prolongé des instances locales du PS d'appliquer l'accord national et la candidature d'un dissident socialiste Alain Dreyfus-Schmidt, soutenu par les caciques locaux (sénateur, président de région, conseillers généraux, etc.), a conduit à la démobilisation d'un électorat de gauche dont la conscience politique n'a pas été à la hauteur de l'enjeu. Comme vous le savez, j'en ai tiré les conséquences. Le suffrage universel est le vrai maître du temps : j'ai mis un terme à mon mandat de maire de Belfort que je détenais depuis 1983. Un nouveau maire aura pris le relais à l'heure où ces lignes paraîtront. Je n'en serai que plus libre pour participer, au plan national, à la reconstruction et au rayonnement de ce courant républicain civique dont la gauche et la France ont plus que jamais besoin.

 

J-P Chevenement.
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Dimanche 17 juin 2007
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Nos idées sont inspirées de notre engagement à tous au MRC : Le Mouvement Républicain et Citoyen, Parti politique crée par J-P Chevenement.
Par Manwe
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Dimanche 17 juin 2007
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Voici l'équipe de Comitémassy91 !

De gauche à droite : Philippe Gautreau, Guillaume Faucheux, Frederic Seitz et Sebastien Melinger.
Par Manwe
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Dimanche 17 juin 2007
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Voici notre Logo, C'est le profil de Marianne, le symbole de notre République, associé à Massy. Le Rouge rappel bien sur notre engagement à Gauche.
Enfin, le 91 symbolise notre attachement à notre département également.

N'hesiter pas a nous contacter si vous voulez en savoir plus sur nous et nos actions pour Massy !
Par Manwe
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Samedi 16 juin 2007

Dimanche 17 juin, la seule question que nous devons nous poser est simple :

Sommes-nous en capacité, sur la 6ème circonscription de l’Essonne, d’éviter cette vague bleue, ce tsunami que nous promettent les sondages et malheureusement les résultats du premier tour ?

La réponse est toute aussi simple : c’est oui.

Oui si nous pouvons rassembler les abstentionnistes. Toutes celles et tous ceux, qui affectés par le résultat de la présidentielle, préfère bouder les urnes que de risquer une nouvelle déception.

Oui si nous parvenons à convaincre les démocrates sincères que pour garder leur indépendance vis-à-vis de la Droite, le vote à gauche est leur seule alternative réelle.

Oui si les républicains convaincus, de Gauche ou même d’ailleurs, fidèles aux valeurs sociales, progressistes et laïques que porte la République française, veulent, à nos côtés, atténuer au maximum ce retour en arrière que nous promettent Sarkozy et ses vassaux.

Oui si la Gauche se donne les moyens de se rassembler, ici à Massy, mais aussi sur toute la 6 ème circonscription de l’ESSONNE, derrière François LAMY.

Dimanche prochain, tout de devient possible.

 

Philippe GAUTREAU

 

Par Manwe
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