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Comité Massy 91 - Mouvement républicain & citoyen
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loi SRU».
M. Thaci a déclaré l'indépendance du Kosovo et derechef nos médias s'illuminent devant la profusion des drapeaux agités à
Pristina. On peine un peu à nous expliquer la signification du nouveau drapeau kosovar, vu la difficulté à justifier que les étoiles censées représenter les « minorités ethniques » sont
précisément rejetées à l'extérieur du dessin du pays.
Reconnaître « l'Etat du Kosovo », c'est une triple faute.
Une faute contre l'Histoire
Celle-ci, contrairement à ce qui s'est passé pour les pays baltes, n'a jamais connu de Kosovo indépendant. Longtemps soumis au pouvoir turc (comme le fut aussi la Serbie), le Kosovo était, depuis
plusieurs décennies, partie intégrante d'un Etat né par accord international : la Yougoslavie. Au sein de cet Etat fédéral il faisait partie de la Serbie qui, comme il a été mille fois rappelé,
plaçait dans le Kosovo l'origine même de son identité. Que la démographie ait changé assurément. Belgrade elle-même favorisa cette évolution en accueillant généreusement dans sa province du
Kosovo les Albanais qui fuyaient la dictature d'Enver Hodja. Il y avait là matière à imaginer un régime d'autonomie. Cela fut fait. On sait que Milosevic supprima ce régime. Certains, qui auront
la curiosité de lire les chroniques, découvriront que l'une des raisons de cette décision fût la plainte des Serbes qui étaient fort mal traités dans un Kosovo « autonome ». Milosevic abolit
l'autonomie. Il fit mal. Mais la réponse n'est certes pas d'aller à l'excès inverse, créer un Etat là où il n'y en eût jamais un. Ou alors allons jusqu'au bout. Bafouons l'Histoire :
Reconnaissons la République Turque de Chypre, intéressons-nous au Cachemire, découpons un peu en Espagne, au Mali, au Tchad, etc. et en France, pourquoi pas ?
Les Français ne veulent plus rien savoir de l'Histoire. Mais ce qui est tout récent devrait quand même rester en mémoire et faire réfléchir. La Serbie, objet aujourd'hui de tant de critiques, n'a
pas fait la moindre difficulté pour reconnaître l'indépendance du Monténégro, preuve qu'il ne s'agit pas de la part de Belgrade d'attitude obtuse maniaque.
Une faute contre le droit
Il y eût guerre, déclenchée en 1999 par l'OTAN en ignorant les principes du droit international, pour mater les Serbes coupables d'avoir réprimé durement – trop durement – un mouvement
d'indépendance qu'ils qualifiaient de terroriste.
Mais la guerre aérienne de l'OTAN n'a rien réglé. Pour vaincre, l'OTAN devait aller à terre, ce que les Alliés, pas fous et se rappelant la manière dont les divisions nazies furent accrochées, ne
voulaient pas. On négocia donc un nouvel accord – Serbes – Russes – Américains - Européens – qui déboucha sur une résolution des Nations Unies, celle dont on voudra bientôt nous faire oublier
l'existence, mais qui est le seul droit applicable : la Résolution 1244 du 10 juin 1999 : Réaffirmation de l'attachement de tous les Etats-membres à la « souveraineté et à l'intégrité
territoriale de la République fédérale de la Yougoslavie ». Appel en vue d'une « autonomie substantielle et d'une véritable auto-administration du Kosovo ».
Autonomie. Pas d'indépendance, pas de nouvel Etat. Préservation de ce vieil acquis européen que sont les Accords d'Helsinki. C'est à cette condition qu'il y eut paix, et que l'Europe (et les
Etats-Unis) s'épargnèrent une guerre horrible.
Certes une résolution n'est pas intangible. Si le Conseil de Sécurité juge que les Kosovars ont raison de proclamer leur indépendance, il adoptera une nouvelle résolution qui se substituera à la
Résolution 1244. Mais si le Conseil de Sécurité ne modifie pas la Résolution 1244 – et il ne le fera pas – le droit reste aujourd'hui ce que dit ce texte.
Que la France, après les beaux discours de 2003 sur le respect du droit, suive l'exemple des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est une triste évolution. Nous aurons rejoint le camp ni des
réalistes, ni des cyniques mais celui des veules, de ceux qui se refusent, par lâcheté, à négocier encore et toujours.
Une faute contre l'Europe unie
Nous sortons d'une de ces brèves périodes où l'on nous a refait le coup de l'Europe projet, de l'Europe politique.
Et si le Kosovo, situé lui aussi comme on le disait avec excitation de la Bosnie, à deux heures d'avion, n'était pas précisément un beau sujet de délibération pour l'Europe unie à laquelle nous
sommes censés tant aspirer. Et que fait donc l'Europe unie ? Rien. Bien sûr, sinon constater ses divisions.
Mais faute contre l'Europe, au sens plus large, l'Europe de nos pères, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, l'Europe qui veut bien accepter de considérer que la Russie n'est pas une steppe peuplée
de Tatares aux yeux cruels, que les Slaves sont aussi européens, et allons jusqu'au bout de l'ouverture, que les Slaves orthodoxes sont aussi Européens. La singularité de la France fut d'être ce
pays occidental, majoritairement de culture catholique mais heureusement de tradition laïque, qui tendait la main à l'Orient orthodoxe et noua en particulier de solides relations avec la Serbie
et avec la Russie. Vis-à-vis de Belgrade, notre seule offre est celle de l'argent européen. Et vis-à-vis de Moscou, faut-il prendre les devants, déployer des éléments de système anti-missiles,
agiter des drapeaux américains à la barbe des vieux popes ? Prenons garde dans notre excitation, de ne pas perdre entièrement raison. Réputée – bien théoriquement – vieux pays recru d'épreuves,
etc., la France est-elle assez futile pour se flatter d'avoir un nouvel ambassadeur dans sa capitale avant même que le Parlement ait été saisi, et de gâcher très sérieusement des chances de paix
sur le continent ? Alors que l'on peut – tout aussi bien – faire comprendre – comme c'est le cas pour les Chypriotes – que la négociation est toujours possible et vaut mieux – mille fois mieux –
que le « bling-bling » d'une « reconnaissance » à la remorque.
Vendredi 22 Février 2008
Jean-Pierre Chevènement
Vendredi dernier nous évoquions sur jeanmarcmorandini.com, cette affiche du magazine "Courrier International" qui a été refusée par la RATP.
On apprend, aujourd'hui, que les magasins "Relay" appartenant au Groupe Lagardère auraient eu pour consigne de plier le haut de cette même affiche, sur laquelle ont pouvait lire: "Sarkozy: ce grand malade" ,titre d'un quotidien Espagnol, reproduit en Une de Courrier international.
Rue 89 précise que Relay a laissé la direction du magazine face à une alternative. Soit les affiches partaient à la poubelle, soit elles devaient être pliées. Courrier International, qui ne souhaitait pas gaspiller entièrement ses frais de promotion, a préféré plier. Ces affiches, de format vertical contrairement à celles censurées par Métrobus (lire ci-dessous), sont donc visibles à 600 exemplaires dans des Relay en France. Mais le haut est caché
Hier, la société des journalistes (SDJ) de Courrier international a dénoncé la décision de la régie publicitaire
de la RATP, Métrobus, y voyant un "acte de censure".
La SDJ "condamne également la manière dont la société Relay a présenté l'affiche dans ses points de vente, pliant sa partie supérieure pour cacher le titre "Sarkozy, ce grand malade"".
Relay appartient au groupe Lagardère, "qui souhaite augmenter sa participation au capital du groupe Le Monde, propriétaire de Courrier international", ajoute la SDJ
L’UMP le sait : un vote sanction, celui-là même qui permit à la droite de progresser nettement aux municipales de 2001, se profile. Le Président de la République y met du sien : après s’être ostensiblement occupée de sa nouvelle épouse (dont le mépris pour les Français a fait les délices de la presse britannique), Nicolas Sarkozy a vainement cherché à retrouver grâce aux yeux de l’opinion et de la presse en multipliant promesses intenables (Mittal) et initiatives irréfléchies (devoir de mémoire de la Shoah). La pantalonnade de Neuilly est aussi emblématique de l’entrain que mettent certains cadres de l’UMP à perdre les élections. Les dissidences croissent à mesure que les sondages du Président s’écroulent, sans que la direction de l’UMP parvienne à calmer les esprits. L’ambiance est si délétère qu’il se murmure que certains parlementaires de la majorité (non candidats, s’entend !) attendent avec espoir la sanction électorale pour que M. Sarkozy mette un terme à six mois de présidence subis avec une irritation croissante. Pas sûr que le Président de la République, enclin à la surenchère, soit sur la même longueur d’onde...
jeudi 14 février 2008.
Selon la presse, Madame Alliot-Marie prévoit de relancer une forme de police de proximité « proche des gens » dans les
quartiers les plus difficiles ». Je me réjouis de voir que, comme bien souvent, on rend hommage à mon action longtemps après que je l'aie entreprise. Il faut toutefois rappeler que la police
de proximité ce n'est pas seulement une politique de territorialisation, c'est une police qui est à la fois préventive, dissuasive et répressive. A cet égard, elle exerce pleinement ses
prérogatives de police judiciaire, participe aux renseignements, met en œuvre les techniques de la police scientifique technique. Enfin, une dimension importante est le suivi et l'aide aux
victimes.
Cette police de proximité n'est pas tombée du ciel : cinq circonscriptions expérimentales avaient été désignées en 1998 et 62 en 1999.
La « polprox » a été lancée en juin 2000 pour ces 62 grandes circonscriptions ; la seconde vague a été lancée en 2001 et la troisième pour les plus petites circonscriptions en 2002. Dans
celles-ci on aurait peut-être pu faire l'économie de la police de proximité.
Madame Alliot-Marie ferait bien de ne pas recourir à des expérimentations dans la seule Seine-St-Denis mais d'étendre son action à d'autres circonscriptions de police : en région parisienne, dans
le Rhône, les Bouches du Rhône, le Bas-Rhin, etc.
Au total, je me réjouis de cette inflexion mais je jugerai aux actes.
Jean-Pierre Chevènement
Jean-Pierre Chevènement fait partie des signataires de l'appel lancé par l'hebdomadaire Marianne et publié dans le numéro 565 du samedi 16 février.
Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais
ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.
- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse
de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIè siècle.
Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la
République.
Signataires :
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle, administrateur de la Fondation Charles de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancienne ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atlantiques,
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancienne ministre
Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Loire
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes
2008 est une année décisive pour les Massicois. Chacun d'entre nous peut constater les réalités imposées par les 13 années de gestion de Vincent Delahaye : développement déséquilibré négligeant beaucoup de quartiers, fragilisation des services municipaux, projets dispendieux qui ne profitent pas aux Massicois. Il est temps que Massy reprenne le chemin du changement. Participant actif à l'élaboration collective du programme de Marie-Pierre OPRANDI, je peux dire qu'il répond aux attentes de tous les Massicois.
Frédéric Seitz
Les 2 candidats du MRC / Comité Massy91 de la liste « Massy pour tous », conduite par Marie-Pierre OPRANDI, sont Frédéric SEITZ et Philippe GAUTREAU.
Jean-Pierre Chevènement a prévenu lundi que la construction européenne fondée sur "un déni de démocratie apparaîtra vite comme
frappée d'illégitimité", après l'adoption par les parlementaires de la révision constitutionnelle, préalable à la ratification du traité de Lisbonne.
"181 voix contre la révision constitutionnelle", dont "près de 120 parlementaires socialistes, c'est mieux qu'un baroud d'honneur qui a été livré au Congrès de Versailles", estime dans un
communiqué le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Mais "ce n'est pas la bataille d'arrêt qu'une direction socialiste aurait pu livrer et gagner si le Parti socialiste avait été à l'unisson de la volonté du peuple français et particulièrement de
son électorat", ajoute l'ancien ministre, partisan d'un référendum.
Dénonçant un "triomphe momentané de l'hypocrisie", il prévient: "cela ne durera pas toujours: la poursuite de la construction européenne sur la base d'un déni de démocratie apparaîtra vite comme
frappée d'illégitimité".
Lundi 04 Février 2008
Chevenement.fr